Histoire du Passé



Citation du mois de Juillet


Quelques histoires cordelloises comiques, étranges voire macabres, mais authentiques m'ont été contées. Je vous les relate telles quelles.


Lorsqu'il y avait encore des loups à Cordelle

La scène se passait entre 1824 et1828, dans la maison appartenant actuellement à Madame "GUILLOT" située au lieu-dit Bouthon, près de la goutte portant ce nom.
En ce temps-là, Antoine PERRAUD et son épouse Catherine COLLONGEON l'habitaient, y cultivant leur petit lopin de terre. Ils possèdaient une seule et unique chèvre qui leur procurait chaque jour un peu de laitage et une fois par an un chevreau; un revenu appréciable. Une fameuse nuit d'hiver où il devait faire un froid à ne pas mettre un cordellois dehors, la dénommée Catherine entendit des bêlements de détresse provenant de l'écurie contiguë à la pièce unique faisant office de cuisine et de chambre.

Elle accourut et là, découvrit sa chèvre effrayée qui essayait en vain de résister aux attaques d'un loup et d'échapper à ses morsures. Saisissant la corde qui retenait la bête à quelques anneaux, elle se mit à tirer sur celle-ci de toutes ses forces, tout en criant à pleins poumons. Chacun tirait de son côté, car le loup avait réussi à saisir la pauvre chèvre à la cuisse.

La lutte fut égale pendant un moment puis, sans doute effrayé par les cris de la fermière, le loup lâchait prise et s'enfuyait à toutes jambes en direction des bois de Fronde.


C'était également à cette époque que la mère BAYON de Serve poursuivait à coups de bâton les loups qui avaient pénétrés dans l'écurie et saignés tous ses moutons. Le dernier loup de Cordelle fut tué à Terrenoire par un certain MINGOIS de Fouet; le nom de son compagnon de chasse s'est perdu dans la nuit des temps.


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